Deux façons de mesurer le volume
Le tonnage (charge × répétitions)
On additionne, pour chaque série, la charge multipliée par le nombre de répétitions. C’est le « volume » affiché par la plupart des applications, exprimé en kilos.
Le nombre de séries de travail
On compte simplement les séries réellement difficiles, en excluant l’échauffement. C’est la mesure la plus utilisée dans les études sur le lien entre volume et prise de muscle, souvent exprimée en séries par groupe musculaire et par semaine.
Calculer son volume
Les pièges du tonnage
- Il favorise les séries légères et longues. 3 × 20 à 40 kg donne 2 400 kg, plus que 3 × 5 à 100 kg (1 500 kg), alors que la seconde séance est bien plus exigeante pour la force.
- Plus de volume ne veut pas dire meilleure séance. Ajouter des séries faciles augmente le tonnage sans rien dire de ta progression.
- Il ne se compare qu’à lui-même. Comparer le tonnage d’un squat et d’un curl n’a aucun sens ; compare un exercice avec lui-même, dans une plage de répétitions proche.
- L’échauffement le gonfle artificiellement s’il n’est pas séparé des séries de travail.
Ce que dit la recherche
Les méta-analyses sur le sujet comptent le volume en séries. Une méta-analyse de Schoenfeld, Ogborn et Krieger (2017) a décrit une relation dose-réponse entre le volume hebdomadaire et la prise de masse musculaire. Plus récemment, Pelland et ses collègues (2026) concluent que la prise de muscle et la force augmentent toutes deux avec le volume, mais avec des rendements décroissants, nettement plus marqués pour la force.
Autrement dit : plus de séries peut aider, mais chaque série supplémentaire rapporte de moins en moins, et le volume doit rester récupérable. Ces résultats décrivent des moyennes de groupes ; ils ne fixent pas un chiffre idéal valable pour tout le monde.
Utiliser le volume dans son suivi
- Compte tes séries de travail par semaine pour tes exercices principaux : c’est la façon la plus simple de savoir si ta dose d’entraînement change.
- Utilise le tonnage pour comparer un exercice avec lui-même, à charge et plage de répétitions proches.
- Croise avec la performance : un volume qui monte avec une performance stable n’est pas la même chose qu’une performance qui monte à volume égal.
- Surveille les baisses brutales : elles expliquent souvent une performance qui recule, sans qu’il y ait de vraie régression. Notre guide sur la stagnation y revient.
Le volume dans Auryx
Sources
- Schoenfeld BJ, Ogborn D, Krieger JW (2017). Dose-response relationship between weekly resistance training volume and increases in muscle mass: A systematic review and meta-analysis. Journal of Sports Sciences, 35, 1073–1082.
- Pelland JC et al. (2026). The Resistance Training Dose Response: Meta-Regressions Exploring the Effects of Weekly Volume and Frequency on Muscle Hypertrophy and Strength Gains. Sports Medicine, 56(2), 481–505.
